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Hélène :
Je mentais, peut-être ai-je toujours menti, je ne sais pas, cest possible. Peut-être ce nest pas très agréable à entendre, mais lorsque je vous revis, là, aujourdhui, peut-être ai-je compris ça, au moins ça : je mentais, tout,le temps, tellement ...
Paul :
Jaimerais quon en finisse. Tu sais. Vraiment. Quon en finisse, je crois, chacun de son côté, désormais ...
Pierre :
Je suis resté là, je gardais cet endroit, ici. Cest là que nous avons vécu et rien dautre... Je suis rentré dans le rang... pour devenir, il était temps, professeur, enseignant auxiliaire dans le secondaire, parler dans le vide aux terrifiants héritiers des autres.
Lumières obliques, décor en bois chaud, strillé comme les barreaux dune prison, la représentation prend des allures de règlement de comptes.
Le décor, des paravents à claire voie, qui parfois souvrent ou se ferment, coupe lespace en deux et matérialise la séparation entre le dedans et le dehors, de telle sorte que cette dernière nait rien détanche et que, de ce fait, rien ne soit jamais totalement réglé...
En finir avec lutopie de la jeunesse, de leur jeunesse, déchirer le voile des illusions pour saffirmer. Se voir, pouvoir dire, dire...
Un moment souhaité et redouté, tendu.
Un moment nécessaire, retardé, craint...
Une infructueuse tentative, des positions figées, une dernière chance gâchée davance.
Il ne reste plus quà parier sur loubli.
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